Messages les plus récents portant le libellé Mes affreux.... Messages plus anciens
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22.2.09

Ekspréssiont ékrit'... (3)

Salut à toi !

Orage, eau des espoirs... Hum.. Pardon... Le prof de français s'égare...
Bref.

Demain, c'est la rentrée pour ma zone. Non, non, je ne travaille pas en ZEP, allons ! (Bon. J'arrête les blagues de profs.)

Des vacances plutôt "boarf".

Comme je suis maso, j'avais veillé à embarquer pas mal de paquets de copies.
Dont une rédaction de n'affreux. Ecriture d'un conte qui explique un phénomène naturel. Voui. Ça se fait. Alors, non, je ne te parlerai pas de la rédaction de Léon (oui, souci d'anonymat) qui décida de nous faire rêver avec son étude sociologique poussée intitulée "Pourquoi vole-t-on des objets ?". Non... Quoique... Allez, juste la fin qui est sensée être une conclusion explicative...
" Depuis ce jour plein de gens volent et se font enfermer.
Et depuis la police existe pour arrêter les voleurs.
Tout ça à cause de Yoann et son oncle. "

Ahhhh. Ça fait rêver...

Comme je ne sais pas quoi écrire (eh bien tais-toi ! mais tais-toi !) eh bien j'ai décidé de me faire chier à retranscrire fidèlement la rédaction de Manon. Et comme je ne veux pas perdre mon incommensurable (oui, j'aime bien ce mot) lectorat (oui, j'aime bien les hyperboles aussi), je ne recopierai pas tout.

Juste un échantillon. En v.o.

" Pourquoi les éléphant a une grand trompe ?

En ce temps là, on savais (il croyait) que les éléphant avais une grand trompe, carque avais grand i. Il rigole jespère parce que c'est la chose la plus, bête du monde que j'ai entendu de ma vie. Toi, pour quoi tu te moque de nous. Beu, beu, parce que c'est bête se vous pensez des éléphant et de leur trompe. Beu nous on se moquera de toi can tu dira que c'est mal de se moqué de toi mais on croits sa petetre que c'est faut mais mon seont fiche que on pence aquelque chose. Il parta et alla voir une outre tribu en Afrique et dis comment ou vous appellé on appelle "les coala" il répondit vous savais se que c'est un éléphant. Ils repondient non on ne c'est pas se que c'est un éléphant. Ils rigoler ou quoi un éléphant c'est un animal qui a une longue trompe et qui est gris. A bons nous on les appelle "les gniola" ébent mais tenant vous l'appelleré les éléphant. Il fait peur leur nom."

Bon. Je préfère arrêter là.

Notons cependant la justesse de la description de l'animal.

Arf...

J'arrête de me moquer, et tiens, je vais m'auto-fouetter, pour la peine.





8.2.09

Oh ?

Salut à toi !

Mais oui, I'm back ! Ma foi, ça faisait un putain de bon bout de temps.
Mais devant les demandes innombrables de la foule inquiète (hum...), je me dis qu'il fallait revenir...

Que s'est-il donc passé durant ces 3 mois ? Mais rien de bien palpitant, tu sais...

Je suis toujours prof, oui.
J'ai toujours les mêmes affreux, rien n'a bien changé.
Si, peut-être deux ou trois choses :
Nono n'est plus vraiment aussi surprenant, il a mûri, même..
Arf, il nous réserve parfois de bonnes surprises, mais vraiment, il a grandi... Tout se perd.

Je me rends compte, plus le temps passe, et plus je les côtoie, que ce métier peut faire bien des ravages. Et qu'elle n'épargne vraiment pas les profs de lettres (pour bien le dire).
Incroyable le nombre de gens étranges (euphémisme) dans ma matière.
Je me demande bien à quoi je ressemblerai dans quelques années... Dépressive ? Sous cachetons ? Bêtifiante ? Aigrie ? Iuèfemesque ? Pas drôle ? Clubmédesque ? Arf ! Perspectives alléchantes !

Quoi d'autre...

J'ai manifesté.

J'ai connu des jours de neige qui t'empêchent d'aller bosser.

J'ai lu.

J'ai connu des moments magiques avec mes affreux de 2de, ce genre d'instants qui te font du bien (et qui te font penser que t'es pas encore hors du vrai monde).

J'ai pas écrit ici.

Allez, je reviendrai, si t'es sage...





23.9.08

Portrait...

Salut à toi !

Aujourd'hui, je vais te parler de Nono (oui, toujours le souci de l'anonymat, mais c'est un bon sobriquet...).
Nono est un n'affreux. Lecteur averti, tu sais, toi, qu'il s'agit d'un affreux de 6e. Merci.
Nono a des lunettes. Mais Nono n'est pas la petite tronche que ton imagination débordante aurait tendance à te faire croire.
Oh non, ça serait même plutôt l'inverse...

En fait, Nono fait partie de ces élèves complètement illuminés, qui gardent les yeux comme ceux d'une chouette, qui chantonnent sans s'en rendre compte (oui, c'est un bon combo).

Nono est sympa ; il m'appelle, au choix, suivant l'humeur, "maîkresse" ou "môman". Et quand son voisin, tout en douceur, discrètement, lui donne un coup de coude dans les côtes parce qu'il vient de me sortir un innocent "Maîkresse, tu peux répéter ce que tu viens de dicter ?!", ben, il comprend pas la soudaine cruauté de son camarade...

Nono aime participer, il se donne à fond, d'ailleurs. Mais il a son style (the nonesque's style)
Quand il connaît la réponse (ou qu'il croit la connaître, parce que dans 99% des cas il est complètement à côté de la plaque, tu l'auras deviné), il se lève, les deux bras aussi (ouh ! un zeugme approximatif !) et il tire la langue, comme un chiot type King Charles (pour les yeux) qui aurait trop chaud sous son petit manteau écossais, dans les bras de sa maîtresse péroxydée.
Oui, Nono fait aussi partie de ces élèves qui tirent la langue quand ils s'appliquent à colorier une forme sans dépasser... mais là, on est en cours de français, je le rappelle.

Nono a souvent envie d'aller "faire pipi", 5 minutes après l'entrée en cours, ou 5 minutes avant la sortie. Alors quand tu lui dis qu'il va falloir attendre ou qu'il aurait pu prévoir (c'était la récré juste avant, quoi, merdre !), ben il passe le temps restant à se tordre sur sa chaise, la goutte sur la tempe, ou au bord de l'oeil... Prise d'une incommensurable pitié ou instinct maternel (mouahahahaha), je le laisse se soulager (si on se trouve dans le cas "putain, 50 minutes comme ça, ça va pas le faire"), non, pas sur sa chaise.
Nono vit l'effaçage (?!) du tableau comme une récompense.
Nono se ramasse une sale note, mais il ne fait pas la gueule.

Bref. Pas facile d'être Nono...

P.S. : un élève plein d'une grande sagesse m'a dit aujourd'hui "On dirait une tronche Nono, hein madame ! Alors qu'en fait..."
Allez, barre-toi l'affreux, on ne se moque pas !

Hum...

17.9.08

Ekspréssiont ékrit'... (2)

Salut à toi !

Parce que je n'ai pas d'inspiration, mais que certains affreux en ont, eux, voici un petit texte offert par Maëva, qui nous fait bien plaisir...

" Parsse que il et tres equoler dessa parce que il est arrive en retard au lycèe et aussi que ses camardes l'on laisse tout seuls pour venir au lycee et aussi il et enquolere avec la boulangerée il a dit que sète le dernir jours quele grade le chat alor son père et sa mere ne vele pas grade le chat a la maison parque son pere il et argie au chat et sa mere elle ve pa de chat jai elle et lui il c'est pas au sa aller son chat alors il ecute pour le chat "
... ... ...

Bin quoa, keskiya ?

Rédaction qui répondait au sujet du FAMEUX cahier d'évaluation d'entrée en 6e, cahier qui est le même depuis 3 ans, au moins ; il s'agissait d'inventer une suite de texte, en gros.
Une gamine a trouvé la solution pour garder un chaton abandonné... Elle raconte à ses copines... (Wouaouw ! ah, innocence...)

Bref.
Toujours pas de drame, d'affreux réellement fous, ou en tout cas, ils ne se sont pas encore révélés...

Ah, si, un petit détail : un affreux a lâché une énorme caisse en classe, limite tu te dis qu'un affreux de 6e peut pas sortir ça de lui-même... Intéressant, non ?
Je ne sais pas quel était le petit mélomane, mais c'était si énorme, et j'ai jeté un regard si noir avant que tout parte en... vrille, que pas un affreux n'a rit...
C'est beau...



9.9.08

Rien de bien fou...

Salut à toi !

Ouaip, ce post sera bref...
Histoire de te montrer qu'il ne se passe pas que de folles choses dans ma vie (enfin, pas encore...), oui, je sais, cruelle déception pour toi.
Pas d'affreux affreux, pas d'histoires croustillantes.
J'en suis réduite, pour le moment, à me plaindre de l'orthographe des schtroumpfs dans les cahiers d'évaluation de rentrée de 6e... Rien de bien neuf, en somme...
Mais je te ferai un petit mix des plus belles inventions de ces chers petits, un jour, quand je n'aurai pas les yeux en couilles d'hirondelles (fatiguée, quoi)...

Sinon, j'avais dans l'idée de faire une étude complexe sur le thème "Pourquoi Matthias a gagné à Secret Story". Oui, je sais, c'est du lourd...

Si ça t'intéresse, tape 1...

23.6.08

Festivités...

Salut à toi !

Ouaip, on est tous là à transpiroucher, à crever d'envie d'avoir une piscine dans son jardin, sirotant mine de rien un bon jus, ou une bonne binouze, comme tu veux...
Ou à se demander si un mec n'aurait pas eu la bonne idée d'inventer un truc qui permettrait de pas combiner la transpirouche, les jambes lourdes, les doigts qui gonflent, la peau qui brille et d'avoir le bronzage instantané...
Ne fais pas l'innocent, y'a au moins un facteur qui ne t'est pas inconnu.

Alors, qu'ai-je fait durant tout ce temps ? (se demande la foule en délire)

D'abord, lundi, j'ai eu mon dernier cours de l'année avec mes 4e glandeurs-mais-sympathiques.
Cours allégé, je n'avais que 10 affreux dans l'assemblée.
Et comme tout prof indigne qui se respecte, j'ai fait cours.
Bon, n'exagérons rien. Pas beaucoup de prise de notes, et 2 textes plutôt sympathicous.
Pendant une heure.
La deuxième, j'ai pu leur montrer qu'une prof savait jouer au poker.
Non, Mathieu, on fait pas une partie de strip-poker...
(Ah, innocence, où donc es-tu partie ? - Dans ton cul ?! Ah ?...)

Bref.


Un jour plein d'émotion.

Plus de suspense insoutenable...
J'ai eu droit à de SUPERBES cadeaux d'adieux...


Snirlf...


(Remarquez ce superbe portrait en acrostiche...)

Et encore de tendres marques de je ne sais quoi (là aussi je me suis dit que j'avais bien fait mon boulot concernant l'orthographe...).
- Madame, on vous écrit des trucs en écriture d'aujourd'hui, d'accord ?
-D'@k°#r !
- LOL, MDR !



J'ai aussi eu droit à une mini planche de skate, une "finger-skate", quoi. (J'ai une gueule de skatteuse ou quoi ?).
Bon, j'arrête avec mes fantastiques cadeaux...


Sinon, j'ai fait la fête de la zik.
Non, pas dans mon bled. Hormis Gégé et son orchestre, ou à la limite une démonstration de tektoniksamère, je vois pas ce que j'aurais pu louper...
Naaannn. Je suis allée à la ville.

Aaaaaah... Les bons groupes de rock contre lesquels tu ne peux pas rivaliser en gueulant à t'en décrocher la mâchoire dans le micro d'un Singstar...
Naann. Je suis mauvaise, y'avait du bon son, aussi.

Les gens étaient fous, la débandade, quoi... (un peu ?)



Et encore, ça, c'est vraiment light (Moui, roulons-nous dans l'herbe, au milieu des bouteilles, de tous ces gens et de ces relents d'urine... Moui !).
Merci au photographe (non, je n'ai pas osé jouer la voyeuse jusqu'au bout).

Ah, et puis grande nouvelle.
Finies les missions-lessives-putain-il-est-fermé-le-lavomatic-faut-faire-20-bornes... (ok, c'est Monhomme qui était de corvée...).
Un nouvel objet a atterri par chez moi : une machine à laver le linge...
Magie de la technologie.

Alors voilà.
Hormis (et de 2 !) une réunion, la surveillance du brevet et 2 jours de correction de copies, on peut le dire : je suis en vacances !

(Salauds de profs !)




16.6.08

Aaaaaaahhhhhh...

Salut à toi !

De retour d'un nouveau ouïkind passé à la ville, à revoir des potes, à gazouiller devant le petit d'un couple d'amis, à se faire massacrer les tifs (mais pourquoi ai-je fait confiance à ma coiffeuse, bordel ? ça m'apprendra à lire Oops ! et Closer au lieu de regarder ce qu'elle fait...), à boire des bières en soirée, dehors, comme quand j'étais jeune...

Mais avant de partir vers la civilisation, je quittai une moitié de ma classe de petits affreux de 6e. Cette semaine, ils s'en vont gambader dans la nature, observer des choses merveilleuses.
Je n'avais vraiment pas calculé, donc, que vendredi nous nous voyions pour la dernière fois. Et comme les 6e sont sympas, jusqu'au bout, ils ont bossé, tiens.
Avant de me dire, 5 minutes avant la fin de l'heure, qu'on ne se verrait plus...
Que d'émotion, ma foi. Quelle prof indigne, aussi.

J'ai eu droit à une demande timide et rougissante de quatre fillettes, une demande de bises ! Voui, parfaitement.
Je la leur ai donc faite (putain, heureusement que c'était avant ma pause clope !).
Je te dis pas l'émotion. Et des promesses de cadeaux. Je me demande bien quoi (- Madame, j'espère que vous aimez les bracelets et les perles ! (argh ! non ! pas des perles blanches à la Marie-Bénédicte !) -Madame, vous faites quoi comme taille de vêtements ?)
Bon, les filles, ne vous ruinez pas pour moi quand même ! (Hum !)
Et puis j'ai eu droit à des petits mots sur le tableau...



Quoi ? Des fautes ? Où ça ? Comment ça bravo j'ai bien fait mon boulot ?

C'est-y pas moignon ?

C'est pas la même pour mes affreux de 5e, mais j'ai pas vraiment envie de raconter

Je trépigne d'impatience pour mon bracelet. Le suspense est insoutenable.



6.6.08

Un post chiant de prof de lettres...

Salut à toi !

Ouaip. Ouf. Finie la semaine.
Je commençais doucettement à marcher sur les genoux...
Que de folles choses se sont passées cette semaine, dans mes trépidantes aventures profesques !
7 élèves de ma classe d'affreux affreux se sont fait virer 2 jours.
Résultat, ils sont revenus plutôt calmés, et je te les tiens par les couilles. Voui, parfaitement.
J'ai un peu dérapé en cours, du style :
- Non, mais tu te fous de ma gueule ? Tu sors.
Pas bien, mais ça jette comme un froid vent d'autan, et l'affreux, il revient la queue entre les jambes.
Bon, j'arrête mes métaphores dégueulasses...

Bref, ça gueule dans tous les coins, ça se bisouille et ça se bave dessus dans la cour, ça te sort des mini-jupes, ça te tape des crises de rébellion à deux balles...
L'été arrive, enfin presque.

Mes n'affreux de 6e, malgré le conseil passé (hier soir, c'est moi qui menais la cérémonie, je t'ai fait ça fissa en une petite heure...), sont toujours tenus en laisse.
Mes affreux-glandeurs-mais-sympas de 4e sont motivés pour jouer en classe un bout de scène de L'Avare, ou du Radin, comme ils disent...

Alors vas-y qu'on essaie d'expliquer le texte...

- Eh, madame, il est pas un peu parano, là, Harpagon ?
- Eh, mais il pète un câble, là, non ? (allusion au passage "Montre-moi tes mains. - Les voilà. - Les autres..." )

Ça, ils étaient bien motivés.

Et vas-y qu'on essaie de te mettre en scène le texte...

Ça te donne du Molière revu prononciation façon banlieue, fort sympathique ma foi.
Un peu de retenue toutefois quand il a fallu jouer la scène avec les gestes ("en vrai, quoi, madame"...).

- Bah, madame, j'vais pas lui tâter le futal quand même, là !
(allusion à la scène de fouille)
-Allez, tu peux le faire, il faut juste lui tâter le bas du pantalon, tu sais, les chausses...
- Ah ouais, ok, pasque moi, j'avais pas envie de lui toucher les ... 'fin vous voyez, quoi.
- Non, pas du tout...
- Allez, madame, vous charriez, là !

Bref, au final, je me suis retrouvée dans un remix du film L'Esquive (Marivaux en moins).
Et on s'est bien marrés.
Résultat, ils sont incollables sur les mots didascalies, aparté, tirade, dramaturge, et tutti quanti. Et ça, c'est une belle victoire, je te le dis, c'était pas gagné...

Joie du vendredi soir...

Je les kiffe ces affreux.




30.5.08

Une histoire de couilles (j'attire le lecteur)...

Salut à toi !
Ouaip, encore une journée bien affreuse, tellement folle que ça en devient risible, mais risible du genre Mouhahahahahaha-c'est-les-nerfs-qui-lâchent.

En bref : une affreuse de 6e qui a l'air de "sortir" (arf, c'est mignon) avec deux affreux de 5e, et qui grave sur la table qu'elle en aime un troisième.
Je la chope, je lui dis qu'elle sera punie pour "dégradation de matériel" (non, j'ai toujours pas lu le règlement intérieur), et là, elle se met à pleurer, à trembler, et me dit "On m'a forcée à le faire, sinon, je me fais frapper !".
Elle refuse de me dire qui l'a menacée, sinon, elle prendrait cher...
Argh ! Mon sang ne fait qu'un tour, je suis atterrée, une petite affreuse de 6e menacée, la pauvre, et dans un contexte un peu glauque.
J'en parle à la CPE, il faut mener l'enquête...

En fait, la petite affreuse a accusé l'un de mes 5e (renvoyé la semaine prochaine pour d'autres menues choses)... avant d'avouer qu'elle avait menti sur toute la ligne (un rapport officiel ne lui disait rien).

Putain ! Fallait oser. Je lui décernerais bien la palme de meilleure interprète féminine, comme on dit ; même ses petites camarades ont gobé le truc.

Tout part en couille, je vous le dis.

A propos de couilles, un gamin s'est assis cul nu dans une autre classe (jolie transition).

Tout va bien.

Sinon, un truc un peu chelou : une affreuse de ma 4e vient me voir toute fiérotte, pour me dire :
"Madame, vous savez, on m'a dit que je vous ressemblais !"
Voui, j'avais bien remarqué qu'elle se maquillait comme moi, qu'elle avait fait une couleur comme la mienne...

Gloup...



29.5.08

Une histoire de honte...

Salut à toi !
Ouaip, aujourd'hui, j'ai failli te m'attraper un affreux, te me l'étrangler, te me lui crever les yeux. Bref, lui faire plein de trucs pas très sympathiques.

En ce moment, comme tu le sais, les gosses pètent un câble, (et non, ils ne s'électrocutent pas, dommage... il faut que j'en touche un mot à mon collègue de techno, tiens...) et je ne dirai pas, comme monsieur Bégaudeau, que c'est quand même bien que les gosses soient vivants, qu'ils laissent libre cours à leur pensée (ah ? Ça pense un affreux ? Gnarkgnark !).
Mais je me suis retenue, boarf, quand même.

Alors, cette histoire de honte, hurle la foule en délire.
J'y viens. Alors, nouvelle histoire, avec un autre affreux qui n'a rien à voir avec celui que je voulais torturer (je précise, y'a eu des confusions parmi les lecteurs...).

A 13h, après la digestion qui va avec (grosse ration de desserts : fromage en barquounette, pain d'épices, yaourt goût et texture tarte tatin, et melon espagnol), je vais chercher mes petits affreux de 6e, qui sont les seuls, (avec mes 4e glandeurs mais sympas mais qui glandent sympathiquement), à ne pas me saouler en ces temps de pré-vacances... (mes gros yeux les effraient encore)

Et là, je vois un élève que je ne connais pas, rangé avec les miens.

Bon, il m'arrive régulièrement d'avoir des élèves qui ne sont pas les miens qui veulent assister à mes cours (ouaip, la classe). Alors, je me dis qu'il va se barrer. Mais non. Il monte avec nous.

Arrivés devant ma salle, mes petits moignons rigolent doucettement, "eh, madame, z'avez vu ? y'a un nouveau, hein ?! hihi !" (oui, ça rigole gentiment un affreux de 6e)
- Oui, oui, c'est ça !
Mes affreux rentrent, le petit inconnu reste devant la porte.
- Bon, tu sais, tu peux pas rentrer, tu vas devoir aller en étude, ou dans la cour, là ?
- Mais pourquoi madame ?
- Ben, je peux pas t'accueillir en cours, moi, tu sais bien !
- Mais pourquoi (regard paniqué) ?
- Parce que c'est dans le règlement (faudrait que je le lise un jour.... et puis non, en fait) ! Je ne peux pas t'accueillir, c'est comme ça !
- Mais...
- Allez, au revoir !

Et je ferme la porte.

Je vois mes affreux, un peu étonnés, avec une vieille envie de rire de derrière les fagots.

"Mais madame ! C'est le nouveau ! De notre classe ! Il vient d'arriver !"

Putain. C'est vrai. Un gamin exclu définitivement d'un bahut, conseil de discipline... J'avais oublié. Bien joué la prof principale...

J'ouvre la porte. Le nouveau était toujours derrière... L'air un peu dégoûté, quoi, léger. Hum !

J'ai rougi, j'ai pâli, je me suis confondue en excuses...

J'ai tout fait pour le mettre à l'aise, quand même, après !


Y'a des scènes d'arrivées de nouveaux dans des œuvres bien connues, tu vois ? Style Le Grand Meaulnes...
Mais là, je crois que j'ai fait fort...


26.5.08

Une histoire de palme...

Salut à toi !
Ouaip, aujourd'hui, je fais pas la gueule, je broie pas du noir, je me demande pas putain, mais pourquoi je fais ce boulot, à quoi ça sert de se lever...
Oui, ça m'arrive d'avoir ce genre de pensées, ingrate que je suis...
Aujourd'hui, je souhaiterais te parler d'un petit truc en passant, un truc d'actualité, en ces débuts de beaux jours.

Le Festivâââl de Cannes. The festoche. (ouaip, bon, c'est pas aujourd'hui que je te sortirai des pensées philosophiques)

Tiens, ça me fait penser qu'il y a deux ans, à cet époque, j'étais tranquillou sur la plage, à l'océan, en train de glandouiller et de mâcher avec angoisse du saucisson devant la remise des prix. J'étais certainement en train de sécher mes cours iouèfemesques...

Cette année, quand j'ai entendu que le film Entre les murs, adapté du roman de F. Bégaudeau était palmé, ben ça m'a fait kekchose. Argh ! Enfer et damnation ! Mon âme de prof se réveilla, en ces périodes de lutte.

Bizarre... Coïncidence ? En tous cas, ça te m'a permis à ce gros *@"#¤ de Darcos de dire vi, c'est un métier parfois difficile... Merci donc à Laurent Cantet de permettre à de futurs spectateurs de s'en rendre compte.
Non, allez, soyons sympa.

Sérieusement, le bouquin est plutôt sympathicous, je lui foutrais **** sur mon échelle de lectrice. Peut-être parce qu'il y a certaines scènes qui ressemblent à ce que je vis parfois, peut-être parce que tu te dis que tout n'est pas foutu dans ce boulot, que parfois, ben ouaip, y'a de la magie, un gosse qui capte un truc (oui, l'huître, là, qui mâchouille ou qui se recoiffe en se matant dans son miroir), un affreux qui a les yeux qui brillent parce que "eh madame, le-texte-ben-c'est-trop-bien-ce-qu'il-écrit-dedans-l'auteur, même si c'est un vieux texte" (1996), la foule en délire tout simplement qui rit à mon humour décoiffant...
Oui, j'ai une tendresse particulière pour les cas (presque) désespérés.

Bon. Voilà.

Tiens, pour la route (je l'ai déjà mise cette image de maîtresse sous LSD, mais elle serait pas mal, là) :



24.5.08

Morosité...

Salut à toi !
Ouaip, déjà le ouïkind après une nouvelle semaine éprouvante...
Bon, ok, j'ai encore fait grève, ok.
Mais plus on s'approche des vacances, plus il fait beau, plus les affreux ont envie de glandouiller, doucettement.

Et même si je me laisse aussi gagner par cette douceur, par cette feignasserie ambiante, je suis bien obligée de boucler le programme (angoisse de tout prof à la fin du 3e trimestre), je suis bien obligée de préparer les conseils (en plus, je suis pépé de ma 6e), d'écrire tous ces putains de bulletins (comment dire que ton gosse est comme une huitre, comment dire que ton gosse est taré, comment dire que ton gosse, dès qu'il écrit, on comprend rien...), avec tact..., de "rentrer toutes les notes"...
Et surtout, de tenter de captiver ces affreux qui n'en ont rien à foutre de l'éducation humaniste dans les textes de Rabelais...

Bref, ça branle sec au niveau des affreux.
Je me montre plus sévère, je donne des exos qui se transforment en devoirs pour faire monter la pression et le silence (dommage, ça me rajoute des copies, bien joué !).
Tout ça, ça peut marcher, encore quelques jours, les notes ne sont pas encore clôturées comme on dit.

Mais, ô angoisse... Que se passera-t-il quand le chantage à la note ne marchera plus ?
Angoisse... Ben ils continueront à bouffer de la littérature. On verra bien.
Bref, tu vois, cher lecteur, je suis plutôt d'humeur morose, sûrement à cause du temps de merde.
Tiens, hier, j'ai discuté avec l'infirmière de mon bahut.
Elle connaît tous les élèves, elle a la voix d'une meuf qui a dû se taper des paquets de Gauloises brunes... ou de Gitanes maïs...

Je lui raconte que je me fais du souci pour la gamine de 6e qui pense avoir été en famille d'accueil parce qu'elle a fait de mauvaises choses...
La dernière nouvelle, c'est que la mère d'accueil se plaint du fait qu'elle dorme encore avec des chaussettes. Ce qu'elle ne comprend pas, la mère d'accueil, c'est que si elle le fait, la petite, c'est parce que son père venait la nuit lui écraser ses clopes sur la plante des pieds...
Ouaip, c'est gai tout ça...
Bienvenue dans l'enfer des anecdotes qui concernent mes petits affreux. J'en ai plein des comme ça. Mais j'arrête là.
Ouaip, des fois c'est dur ce boulot...



Mais tout n'est pas perdu, j'ai mon affreux rigolo-glandeur d'Aziz qui distribue à la sauvette des bisous à sa camarades garçons (sur la joue, on se calme !), qui a retenu avec fierté que le corps humain a 200 ciseaux (euh, 206 os), et un autre qui me demande si j'ai vu La prairie a des yeux (euh, c'est "colline", mon petit, et puis t'es pas un peu jeune pour regarder ça, toi ?!).

Allez, la prochaine fois, je serai moins sombre....

21.5.08

Ekspréssiont ékrit'...

" Un homme qui se fit appellé "orlendex" voulut se venger de sont frêre "orléndex" qui lui est mort tuer dans la forêt de l'arissant, par un homme qui se fit appellé "arragor" à se que dit la légende, çar la légende dit, que le frêre de orlendex,

qui lui maintenant trouva UNE trés, trés, trés méchante qui se fit elle aussi tuer. Mais orlendex ne la vengea pas parce que elle avait eu un carracter trop séver avec lui.
Mais c'est (11) ans aprés qu'il découvrire en fessant plein de recherche dans la forêt de l'arrissant l'arme qui a tuer orléndex son frêre mais ils savait à qui appartenait cette arme, pas à "arragor", mais "Arrassonne".
Donc l'homme, qui maintenant c'est qui a tuer son frêre va le venger donc il se métamorphoses en Alligator trés féroce, puis il allas chez lui pour aller venger son frêre puis pour qu'il se sente mieux dans son coeur.

Donc il tua de tout son sang frais l'impressionnent ("Arrassonne") meur venger. Donc voilà que le frêre de Orlèndex est venger puis voilà que maintenant le frêre de "orlendex est venger a jamais, puis voilà que maintenant le coeur de "orléndex" et venger à jamais grace à son frêre "orlender" l'impressionnent coeur de pierre.
FIN "

Ahhhhhhhhhh... Douce poésie, usage fou des guillemets, du "donc" et du "voilà"...
Ahhhhhhhhhh... Doux énervement qui monte quand tu dois te taper un paquet de copies dans ce style...
J'ai vraiment retranscrit fidèlement la copie de ce petit affreux de 6e...
Comment te dire...
MOUAHAHAHAHAHA (c'est les nerfs...) !


Sinon, dans le tas, j'ai aussi une gamine qui m'écrit que le héros de son histoire est content d'avoir tué sa mère en l'étranglant (oui, la petite a des soucis familiaux), ou une autre qui m'écrit que son héroïne est méchante, que si ses parents l'ont placée en famille d'accueil, c'est de sa faute, qu'elle est très méchante, qu'elle a fait de mauvaises choses et que c'est pour ça qu'elle n'a pas d'amis (oui, cette petite est en famille d'accueil et un peu seule)...
Je lui en ai parlé (mais non, madame, c'est juste parce que j'ai lu un livre comme ça...).

Ahhhhhhhhh. J'étais bien innocente à leur âge, on dirait (et meilleure en orthographe aussi).

Alors, je vais finir de corriger ce paquet de copies, j'attends d'autres surprises...

PS : le sujet, c'était d'écrire la métamorphose d'un humain en animal ou en végétal, type les Métamorphoses d'Ovide qu'on a bien étudiées...

9.5.08

Un jour de viaduc...

Salut à toi !
Ouaip, aujourd'hui, j'ai vécu ce que j'appellerai un jour de viaduc, pour la vie d'une prof.
Mais qu'est-ce donc ?
Un jour de viaduc, c'est le lendemain d'un jour férié, où les affreux, pas cons, sont restés chez eux, ou pire, se sont barrés au soleil, pendant que toi, pauvre prof pas malin, mais qui est bien obligé de venir au bahut sous l'ordre de ta direction, ben t'accueilles quelques pignoufs qui se battent en duel.

Donc tu peux pas vraiment faire cours, tu dois trouver des activités pour les occuper, ces petits.
Ce qui est flagrant, quand même, c'est que TOUS mes petits n'affreux de 6e étaient là.
Sinon, j'avais 15 élèves sur 30 de ma classes de gros affreux de 5e.
Et, ô bonheur suprême, les plus affreux de cette classe m'ont fait le cadeau d'être absents, dont la gamine qui m'a vue sautillant, gazouillant, bêtifiant (voir le post d'hier, pour ceux qui n'auraient pas suivi).
Quant aux affreux-glandeurs-mais-que-j'aime-bien-quand-même, seuls 9 étaient présents, sur 25.
J'ai donc fait cours normalement à mes petits, également aux 5e (tant pis pour les absents, j'ai été cool quand même, je leur distriburai des photocop...)(c'est passionnant, ces détails logistiques de la vie d'une prof, non ?!).

Il me restait la classe de 4e. Il fallait bien les occuper...
Après avoir entendu maintes prières comme :
- On travaille pas, hein, madame ?
- On regarde la télé ?
- Ouais !! On regarde Dr House ! (putain, mais c'est pas dans la journée, ça, les mômes !)
- Ou alors, non, je sais, moi, on n'a qu'à faire un pendu !
- Ou alors un débat sur le racisme !
- Ou alors sur Sarkozy ! Hein ? Vous l'aimez vous madame ? Parce que moi je trouve que c'est un ** bip ** @ * bip ** !!
- Ou alors vous nous faites la lecture, madame ! (oui, je le fais de temps en temps)

Bon. J'ai dû les calmer en leur proposant des jeux pseudo littéraires : des cadavres exquis, entre autres, mais ils se sont vite lassés...

Alors, ô, idée suprême, je leur ai proposé le jeu du dictionnaire... TADA !!!

Evidemment, ils ont tiré une tronche pas possible au début...

Je t'explique les règles, si tu ne connais pas...
- Un joueur cherche un mot compliqué dans le dico, dont personne ne peut connaître la définition (même vous, madame ? mais pourtant, z'êtes prof de français, quoi !)
- Il la note sur un bout de papier.
- Chaque joueur en invente une, qui paraît plausible, c'est à dire, bien compliquée. Je conseille de taper dans les animaux des fonds marins, des végétaux étranges, ou des maladies. Ça marche bien, les maladies.
- Celui qui connaît la vraie définition lit toutes celles qui ont été proposées, la sienne étant cachée parmi les farfelues.
- Ensuite, chacun donne son avis sur celle qui lui semble être la bonne.
- Celui qui trouve la bonne, marque un point, celui qui a récolté des voix pour la sienne marque autant de points que les voix données.
- Enfin, celui qui tenait le dictionnaire et dont la vraie définition n'a pas été trouvée marque également un point.
Voilà. As-tu compris ? Je ne suis pas très forte pour expliquer ce genre de truc, mais mes affreux ont très vite compris...

Et ils ont été très forts ! Ils se sont vraiment éclatés, on s'est bien marrés (ça peut te sembler bizarre, mais je te jure que c'est vrai).
Sache que la majorité des présents faisait partie des gros glandeurs de la classe.
A la fin, ils ne voulaient plus partir... Que c'est beau, et rare !

Bref. Je ne te cache pas que je les ai tous poutrés, avec mes définitions farfelues, ils tombaient tous dans le panneau. MOUAHAHAHAHA ! Ce qui m'a valu une profonde admiration de leur part.
Pas facile de trouver des définitions qui tiennent la route pour des mots tels que :
- plansichter
- titisme
- bogie
- malthusianisme (bon, ok, ça me disait bien quelque chose)
- sialagogue
... et autres...

Ben mine de rien, ils débordent d'imagination ces petits, et plus d'une fois, je me suis fait piéger.
Ahhhh. C'était bien sympathique.
Bref.
Je suis de retour chez moi, à me demander ce que je vais bien pouvoir faire ce ouïkind.
Faire ma Guitar héroïne ? Me gaver d'épisodes de séries ? Glander ? Travailler, of course... Pas la peine de me le rappeler, merki !

Tiens, pour la route, une image rafraîchissante en ces temps de canicule...



8.5.08

Je suis là ingognito, bordel...

Salut à toi !
Encore un ouïkind en milieu de semaine, pour les feignasses ! Héhé, c'est bien bon, surtout s'il pouvait faire beau... Putain, à la radio, ce matin, sur France Culture - corrigeons donc : à la radio, ce midi, sur France Info - j'entendais qu'il faisait un putain de soleil à la capitale, la vraie, celle avec les Japonais et la Tour Eiffel, alors que par chez moi, dans le sudecong, il fait un temps pourri, avec même un orage qui se fait herrisser les poils sur le dos de ma chatte, euh, celle à quatre pattes. (les mots en couleur ne renvoient à aucun lien, je fais un concours du post le plus long ou quoi ? bon, ils sont juste en couleur pour attirer ton œil, je sens que sinon, tu ne vas pas tout lire, et ce serait bien dommage... J'en fais trop ?)

Bref.
Hier, j'allai donc faire quelques menues emplettes, sautillant, gazouillant, de fort bonne humeur, puisqu'il faisait beau, HIER. Je te vois, tu t'imagines avec mon petit panier en osier, ma jupette et mes sandalettes... D'abord, sache que je me mets très rarement en jupe (oublie donc la jupette...). Et sache aussi aussi que j'habite près de l'Espagne, et que mes menues emplettes fort poétiques étaient en fait des cartouches de clopes et des choses vitales telles que de l'huile d'olives, des sardines diverses, et autres conneries à grignoter...

Quand, tout à coup, sur le trajet, v'là ti' pô (comme diraient les mayennais) que je tombe sur une vielle pub, comme je les aime. Pour compléter ma collection, je prie donc mon homme de s'arrêter. Et je prends plusieurs photos, me baissant, me hissant sur mes pattes, mettant le cul en arrière, calculant le meilleurs angle, tout ceci, derrière un camion bien encombrant.


Le cliché pris, je retourne à la voiture, en sautillant, comme il se doit, et gratifiant mon homme de quelques "Merki doud', merki !" (surnom peut-être ridicule, et prononciation tenue de Mikeline la bien nommée).

Et là, vlà ti' pô que je tombe sur une de mes affreux de 5e, bien affreuse dans le style, qui afficha un sourire style ouaip-je-t'ai-vue-sautillant-gazouillant-bêtifiant-bah-la-honte...
MERDE. Ratée la crédibilité de la prof. Boarf, on verra demain, j'ai les affreux en question, et je suis sûre que je vais me prendre une réflexion dans l'os.

Les courses en Espagne se passent bien, je suis inconnue des services secrets élèvesques...
Mais, ô drame, nous avions oublié les pommes dauphines pour le succulent poulet fermier élevé en plein air (de Lidl) !

Tant pis, nous courons donc au supermarché le plus proche, celui de notre village. En me disant, que finalement, c'est pas si terrible de croiser des élèves, c'est la vie de village, quoi ! Sauf qu'un seul paquet de merveilles rondes à frire, c'est peu pour payer par carte bleue...
Ni une ni deux, je n'hésite pas, je me dis que tant qu'à acheter un truc utile, qui servira toujours, soyons folle... Je me rue au rayon féminin...

Et là, PAF, je tombe sur une autre élève, mignonne, certes, mais j'étais un peu gênée qu'elle me voie avec mon déo, et mes Tampax...

REMERDE...

Bon. C'est pas bien grave... Hum.

Décidant de faire fi de ces mésaventures, je préparai le terrain (la table basse) pour une soirée tapas, toujours avec mon homme.
J'ouvris donc grand un placard et mes yeux, et ma bouche, alouette, en tombant sur ça :



Argh ! Putainmékeskecékessa ? (oui, sous la panique, je me mets à parler en langage sms de jeunes)
Un truc alienesque, dégueulasse, qui dépassait un chouïa, que je n'osai pas toucher.
Après l'intervention d'un homme courageux (oui, le mien, pas le voisin), je découvris avec horreur qu'il s'agissait d'un simple sac de pommes de terre...



Bon, c'est clair, il faut en vouloir pour arriver à un tel stade... Et puis, je sais, lecteur, tu vas me dire que ça prouve aussi que je n'avais pas ouvert le fameux placard depuis longtemps. Mais je t'arrête ! Non, je ne sais pas, il s'agit d'un cas de pousse instantanée, je te jure ! Hum !

Bref, en voici assez pour mes folles aventures de la journée d'hier.
Aujourd'hui, rien de bien fou, je suis restée cloitrée à la maison, pour bosser, et m'offrir en récré pendant cette journée de sale temps, quelques parties de Guitar Hero. Voui, parfaitement.
Maintenant, j'ai des crampes aux doigts à force de jouer du Santana...
C'est pour ça que j'écris tant... Bizarre.

Allez, tiens, pour la route (euh, je ne le fais qu'en mode moyen... dédicace à Menstruel !) :

25.3.08

Mes affreux...

Salut à toi.
Je sors juste d'un conseil de classe qui n'aura duré QUE DEUX HEURES. Avec un père d'élève qui faisait un peu le dingue. Enfin, vraiment insupportable, quoi. Bref, ça s'est plutôt bien passé en fin de compte.
Tiens, si je te parlais un peu de mes affreux, pour commencer ?
Ne te méprends pas, je les appelle "mes affreux", mais c'est affectueux (enfin, pour la majorité). Ils le prennent plutôt bien, d'ailleurs.
Donc. J'ai une classe de 6èmes. C'est assez mignon, les 6èmes. En fait, on pourrait parler de "gremlins" avant mutation... De "mogwaïs", quoi. Sac à dos bien remonté dans le dos, ça court partout... Attention à ne pas les écrabouiller. Un drame est si vite arrivé... J'ai certains spécimens qui ne comprennent pas tout (à la vie), mais ça va.

Scènes quotidiennes avec mes sixièmes :
- Madame, on écrit en rouge comme vous ?
- Alors, pour la 48ème fois, mes stylos sont en panne, alors vous écrivez comme vous voulez, même en rose si ça vous chante !
- Ah ! Chouette ! Mais j'ai pas de rose. Et du violet, ça va ?
- ...
Résultat, certains écrivent en doré, et tu peux plus rien lire, à moins de plisser les yeux, de pencher la tête à 38° et lever le sourcil gauche...

- Madame, le grand 2, c'est après le grand 1 ?
- Bravoooo ! Quel esprit de déduction !

- Madaaaame ! Romain, eh bé, il arrête pas de m'embêter et en plus, il écoute rien !
- Merci pour le renseignement. J'avais remarqué (?!). Et bravo pour la solidarité. J'aime pas trop les dénonciations, quand même.

Passons à mes classes de 5èmes.
Là, on passe vraiment au stade d'"affreux".
Des gros cas qui ne comprennent pas grand chose. Des gamins futés. Des taquins. Des glandeurs. Des hyper hyper actifs... Des qui me font de superbes imitations de 6èmes : spéciale dédicace à Maxence (les noms sont modifiés pour l'anonymat ; tu croyais vraiment que j'avais un gamin prénommé Maxence ? Tape plutôt dans les Kévin, Bryan et autres américaneries !) : sac à dos au niveau de la nuque et citation : "Allez, on va jouer à trap'-trap' !"
Bref, y'a du boulot, quoi !

Enfin, une classe de 4èmes... " Et là, c'est le drame ! "
Glandouillage, niveau très faible, bastons, parfois insolences (ouf ! pas (encore) avec moi !)...
Mais je les aime bien. Au moins, tu te dis que tu peux les faire progresser (quoi ? Ben oui, non ?!).
J'ai notamment un spécimen qui gagnerait un concours de "perlouzes". Je t'en ferai profiter un de ces quatre.
Bref, eux captent un peu plus mon humour. C'est déjà pas mal. Bon, j'ai jamais dit que j'avais un humour très fin, hein ?!

Un seul point commun à ces classes : le look "tektonik" (des tektoniciens ou tektonicons...).
Je sais que tu sais ce que c'est. Sache que dans les petits bleds, ce look est très poussé.
Les affreux ont même monté un club tektonik dans mon bahut. Compet' à la fin de l'année. Il va ya avoir du lourd, je te le dis. Ils dansent super bien ces petits, même si je ne suis pas une adepte, il faut le reconnaître (s'ils pouvaient mettre autant de motivation et d'énergie en cours...).

Bref. Je te raconterai d'autres petites histoires. Pour le moment, je te laisse, j'ai le potage sur le feu.
Allez, une jolie image pour la route (si les élèves étaient aussi captivés, ça se saurait !) :